mardi 6 novembre 2007

Flots inlassables et regulation naturelle

Quarante-cinq émigrants clandestins sont morts de soif, de faim et de froid au large des côtes africaines en tentant de rejoindre les Canaries, dans l'un des drames de l'immigration les plus meurtriers en Afrique de l'Ouest ces dernières années.
Dans un premier temps, quarante-deux clandestins, pour la plupart sénégalais, sont morts "victimes du froid, de la soif et de la faim et ont été jetés par dessus bord" après une panne de moteur survenue au large du Maroc, a indiqué mardi 6 octobre une source sécuritaire mauritanienne sous couvert de l'anonymat.
if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')}
L'embarcation, partie de Ziguinchor, au sud du Sénégal, le 16 octobre, s'est ensuite échouée lundi près de Laguerra, à la frontière entre la Mauritanie et le Sahara occidental, avec à son bord un cadavre et 98 rescapés recueillis par l'armée mauritanienne. Deux rescapés ont succombé dans la nuit de lundi à mardi et quatre autres se trouvaient mardi dans un état critique à l'hôpital de Nouadhibou, au nord-ouest de la Mauritanie. LE CAPITAINE EST TOMBÉ PAR-DESSUS BORD
Après la panne intervenue au large des côtes marocaines, le capitaine de la pirogue est tombé à la mer en tentant de réparer le moteur et est mort noyé, a rapporté la source sécuritaire mauritanienne."La pirogue n'était alors plus portée que par les vagues, au gré des vents qui la mèneront sept jours plus tard sur les rivages de Laguerra", a poursuivi cette source.
Après plusieurs mois d'accalmie notamment due à la surveillance accrue des côtes ouest-africaines par le dispositif coordonné par l'agence européenne Frontex, une recrudescence de départs de clandestins a récemment été constatée vers les Canaries. Le 25 octobre, sept cadavres de clandestins avaient déjà été retrouvés dans une barque à la dérive au large du Cap Vert dont une cinquantaine de passagers n'ont jamais été retrouvés. Le 11 août 2006, seize clandestins, en majorité sénégalais, étaient également morts "de faim et de soif" au large des côtes mauritaniennes.

Aucun commentaire: