mardi 20 novembre 2007

zoom Municipales 2008 : Marseille

Le Front national des Bouches du Rhône aborde les municipales de mars 2008 en fort mauvais état. Son secrétaire départemental, Jackie Blanc, reconnaît que la scission mégrétiste de 1998 lui "a porté un grand tort". Les sections se sont vidées de leurs adhérents.
A Marseille, outre un local presque toujours désert, il ne reste que trois permanences épisodiquement ouvertes. La plus dynamique d'entre elles se trouve dans un secteur bourgeois de la ville, quand les meilleurs scores viennent des quartiers pauvres.

Optimiste, Jackie Blanc espère malgré tout que son parti "atteindra à Marseille les résultats de 1995", quand neuf conseillers nationalistes siégeaient au conseil municipal, qui en compte 101. En 2001, ce sont les mégrétistes qui avaient raflé la mise, même s'ils n'avaient obtenu que trois sièges au conseil municipal. Stéphane Ravier, frontiste aux positions radicales, sera chargé de conduire cette campagne municipale. Il a été choisi par Jean-Marie Le Pen, au grand dam d'un autre postulant, Stéphane Durbec, qui brigue la tête de liste pour le conseil régional, où il siège depuis 1996.
L'échéance électorale de mars 2008 s'annonce donc très difficile pour le FN. D'abord parce qu'il n'est pas exclu que Bruno Mégret monte une liste. Et surtout parce que l'élection municipale a toujours été délicate pour le FN à Marseille, qui n'y a obtenu que de piètres résultats, alors qu'il triomphait localement dans des scrutins à portée nationale.
Le fait que la droite locale ait réussi à siphonner deux tiers des voix frontistes aux dernières législatives va rendre l'épreuve encore plus dure pour les militants du FN qui, eux, ne tablent que sur trois ou quatre conseillers municipaux. La "résurrection du Front national" que prédit Stéphane Durbec pour mars 2008 paraît bien improbable.

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