mardi 13 novembre 2007

Parti du Peuple Danois

Nous soutenons le DF (parti du peupe danois) dans les prochaines elections :

Le dernier sondage publié dimanche 11 novembre par Politiken donnait l'avantage au bloc de droite : Parti libéral (25,2 %), Parti conservateur (11,4 %), Parti du peuple danois (extrême droite, 11,3 %) et Nouvelle Alliance (2,9 %). Le premier ministre libéral, Anders Fogh Rasmussen, aurait besoin, selon ce sondage, à la fois de l'extrême droite et des 5 mandats attribués à Nouvelle Alliance pour obtenir la majorité.

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Beaucoup de Danois sont plutôt satisfaits des résultats économiques de Rasmussen, mais deux tiers d'entre eux ne supportent plus désormais que son gouvernement minoritaire, formé avec les conservateurs, dépende au Parlement du Parti du peuple danois (DF), un mouvement d'extrême droite. Cette frustration explique que certains électeurs de droite soient tentés par la Nouvelle Alliance, un parti de centre-droit créé ce printemps par quelques politiciens populaires, qui pourrait bouleverser cet équilibre et jouer les arbitres de l'élection. L'un de ses objectifs est de "sauver Rasmussen" en le sortant des bras de Pia Kjaersgaard, la présidente de DF. Mais il pourra sans doute tout au plus le compléter, pas le remplacer.
"L'appui de l'extrême droite a paradoxalement permis six années de grande stabilité politique", note Peter Kurrild-Klitgaard, professeur à l'université de Copenhague. DF a de fait voté tous les budgets du gouvernement. "Au Danemark, le modèle social-démocrate s'était toujours ancré au centre et les gouvernements de droite étaient plus instables, car ils avaient du mal à occuper cet espace. Ce qui a permis à Anders Fogh Rasmussen de rester au pouvoir est qu'il a utilisé et en même temps légitimé la droite xénophobe, ce qui fait aussi son originalité", remarque Tøger Seidenfaden, rédacteur en chef du quotidien de centre gauche Politiken.
Mais le parti xénophobe a fait payer chèrement sa loyauté. Sur le front social, le premier ministre libéral a été poussé par DF à dépenser plus qu'il ne le souhaitait, même s'il a tenu bon sur la question du gel fiscal, l'une des grandes promesses engagées - et tenues - par M. Rasmussen depuis 2001. Sur l'immigration, "les libéraux ont dû se rapprocher beaucoup des thèses de l'extrême droite", constate Peter Kurrild-Klitgaard. Le Parti libéral a adopté ses vues très strictes, même s'il n'en a pas la rhétorique.
"Si le gouvernement est dépendant d'un quatrième parti, la Nouvelle Alliance, pour boucler sa majorité, les possibilités de conflits vont augmenter et le gouvernement va beaucoup perdre en stabilité", prévoit Peter Kurrild-Klitgaard. Cette Nouvelle Alliance a des exigences contradictoires avec celles de l'extrême droite en matière d'immigration. Naser Khader, l'un de ses fondateurs, souhaite que les demandeurs d'asile soient autorisés à vivre et travailler en dehors des centres d'asile. Impossible pour l'extrême droite. Même fermeté s'agissant d'un éventuel poste de ministre attribué à Naser Khader. Les appels du pied de M. Rasmussen à ce dernier irritent l'extrême droite. "Je pensais que c'était un homme de caractère, ce n'était qu'un politicien. Nous avons été naïfs", a lancé Soren Krarup, un responsable de DF, à propos du premier ministre.
Les électeurs de base de DF ont un jugement radical sur Naser Khader, qui se décrit comme un musulman laïque : "S'il entre au gouvernement, toutes les Danoises porteront le voile dans dix ans", assène Ronni Bundgaard Nielsen, un ouvrier dans la ville portuaire d'Århus. 60 % des Danois estiment qu'un gouvernement libéral-conservateur qui bâtirait sa majorité sur la Nouvelle Alliance et l'extrême droite relève de "la mission impossible".

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