Les médias ne parlant de la construction des mosquées en France et nous livrent l'information de leurs proliferations que lorsque celles-ci sont degradées, La Cavalcade suppose donc que c'est un sacrifice utile, un mal pour un bien, puisque ces degradations valent articles, et que ces articles nous rappelent à quel point l'infusion est indolore sur le corps français anesthesié.
Esperons que C ne fait pas parti de ceux qui encourent 3 ans d'emprisonnement, ou s'il l'est faisons en sorte que son sacrifice ne soit pas inutile.
"Quatre jeunes gens âgés de 17 à 23 ans ont été mis en examen pour violences en réunion et dégradations graves d'un bien d'autrui à raison d'une appartenance religieuse, après des actes de vandalisme sur le chantier d'une mosquée en construction au nord de Nantes, dans la nuit du 3 au 4 novembre. Ils encourent trois ans d'emprisonnement. En garde à vue, certains ont dénoncé la "prolifération des mosquées".
L'enquête se poursuit pour déterminer leur implication dans la série de dégradations qui a touché le chantier de la mosquée Ar-Rahma ces dernières semaines. Face à ces "agissements criminels", le président de l'Association de la mosquée, Mohammed Boukhris, a exprimé son "étonnement et son grand dégoût". "Depuis quinze ans, on travaille dans le quartier et on n'a jamais eu de problème. Tant que l'on pratique dans des conditions indignes, cela ne dérange pas ; mais dès que l'on veut faire quelque chose de beau et de visible, ça les dérange", juge le responsable musulman, qui souligne la "concertation" ayant précédé la construction de la mosquée. "Au début, certains ont tenté de faire passer le message "Pas d'église à La Mecque, pas de mosquée à Nantes", mais cela n'a pas pris", assure-t-il.
"CLIMAT D'ISLAMOPHOBIE"
Le secrétaire général du Conseil régional du culte musulman (CRCM), Noureddine Sherkaoui, souligne l'attitude des pouvoirs publics. "Dans les années 1990, un incendie avait touché une mosquée ; l'enquête n'a rien donné. Cette fois, les élus, les représentants de l'Etat ont manifesté à la communauté musulmane un appui réel." Le maire de Nantes, député (PS), Jean-Jacques Ayrault, et le préfet se sont rendus sur place au lendemain du second incident. La procureur a évoqué "des faits de racisme particulièrement préoccupants".
La ville de Nantes, jusqu'alors " préservée d'un climat d'islamophobie", selon le responsable du CRCM, compte sept lieux de culte musulman ; trois mosquées sont en projet. Comme la plupart des dizaines de chantiers de mosquées à travers la France, celui de Nantes-Nord a démarré alors qu'il manque 300 000 euros de dons pour boucler le budget estimé à 1,2 million d'euros. "
samedi 17 novembre 2007
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