Par Jean-Philippe WagnerConseiller régional de Lorraine
Deuxième partie de l'intervention rédigéepour la Convention Identitaire de Beaune.
II - L'écologisme comme instrument du mondialisme
Si l'on se réfère à la définition qu'en donne le Petit Larousse, le mondialisme c'est "la doctrine qui vise à réaliser l'unité politique du monde considéré comme une communauté unique".
Plus explicitement encore, c'est "la proposition de nouvelles organisations politiques de l'humanité, impliquant le transfert de certaines prérogatives de la souveraineté nationale à une autorité fédérale mondiale capable de résoudre les problèmes qui mettent en cause le destin de l'espèce" (définition tirée du "Que Sais-je ?" n°1687 - Le Mondialisme - 1977).
Cette deuxième définition nous éclaire de façon décisive sur les relations d'affinité et de complémentarité liant l'écologisme planétaire à la réalisation des fins ultimes du mondialisme ; le premier servant d'instrument idéal, de "véhicule" idéologique aux secondes. Voyons comment.
Pour voir le jour et s'imposer comme une solution évidente aux problèmes des peuples et des Etats, le gouvernement mondial a besoin d'institutions et plus encore d'un prétexte, d'un catalyseur suffisamment fort et attractif pour balayer toute forme de réticence.
Les institutions sont déjà en place, depuis 1945 avec l'ONU, ses très nombreux organismes, programmes et comités d'experts dont le GIEC (Groupement Intergouvernemental d'Etude du Climat), qui en est une parfaite émanation.
La mondialisation économique et financière, le libre-échangisme planétaire ont depuis longtemps contribué à contrôler les économies, les capitaux, les monnaies et dans une moindre mesure, les ressources naturelles et alimentaires.
Reste à couronner l'édifice mondialiste avec ce que les experts appellent la gouvernance mondiale (le mot "gouvernement" fait encore peur), rendue indispensable pour lutter contre ce qui "met en cause le destin de l'espèce" humaine.
Or cette menace terrifiante porte un nom : elle s'appelle réchauffement climatique.
La diffusion dans les opinions publiques mondiales de cette idée d'origine onusienne et qui chemine depuis longtemps (conférence sur l'environnement de Stockholm en 1972, sommets de la Terre de Nairobi en 1982, Rio en 1992 et Johannesbourg en 2002, conférence de Kyoto en 1997) va connaitre en France une brutale accélération avec la canicule meurtrière de l'été 2003, puis avec la surexploitation médiatique de plusieurs catastrophes naturelles, aussitôt attribuées au réchauffement climatique (inondations, tempêtes et cyclones tropicaux, tsunami indonésien de décembre 2004).
Le président Chirac, en bon apôtre de la culpabilisation et de la repentance enfonce le clou en déclarant sur le ton de la dramatisation : "Notre planète brûle et nous regardons ailleurs !"
Les médias, se faisant les porte-voix des seuls scientifiques du GIEC, se déchainent sur le thème du catastrophisme planétaire, de la menace imminente et de l'urgence à agir, prioritairement chez nous en changeant radicalement nos comportements.
Très rapidement, l'information se transforme en propagande moralisatrice et manichéenne.
Malgré de nombreuses réserves exprimées sur le sujet par des scientifiques de renom (comme Claude Allègre dénonçant "la dictature de l'incertain", Richard Lindzen, Bjorn Lomborg* et bien d'autres encore), l'origine humaine du réchauffement climatique fait figure de dogme, inaccessible à la moindre critique et représentant la plus urgente des priorités d'un monde menacé d'extinction.
Le ministre Jean-Louis Borloo symbolise à lui tout seul l'embrigadement des esprits et l'absence totale de pensée critique qui prévalent actuellement lorsqu'il déclare avec enthousiasme à la presse (Le Figaro Magazine du 8/9/2207) "qu'il faut créer une gouvernance écologique mondiale, une ONU pour l'environnement, une seule gouvernance dotée d'un président médiatique pour sauver la planète !"
On peut difficilement être plus clair sur la réalité des objectifs poursuivis par le "père" du Grenelle de l'Environnement !
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