Article edifiant sur l'etat mental du pays, sur les reflexes de pensée que j'ai deja decortiqué plus tot ( amalgame rapide au nazisme, pensée mecanique,etc.) , sur les associations d'extreme-gauche internationaliste, sur la lacheté des gauches plus moderées, sur l'amnesie et l'asthesie du Volkgeist.
Quand un peuple n'est plus capable d'exprimer la volonté de se defendre, il est virtuellement mort.
"A l'occasion d'une "journée nationale de la solidarité avec les étrangers", des rassemblements ont été organisés samedi 20 octobre dans une quarantaine de villes françaises pour protester contre le projet de loi Hortefeux sur l'immigration et sa disposition controversée sur les tests ADN.
Cet appel à la mobilisation avait été lancé par trois associations - le Réseau éducation sans frontières (RESF), le collectif Uni(e)s contre une immigration jetable (UCIJ) et les Collectifs des sans-papiers d'Ile-de-France (CSP) - et a reçu le soutien d'organisations de défense des droits humains et de partis de gauche.
Dans la capitale, environ 4 000 personnes, selon les organisateurs, 1 500 selon la police, ont rallié Belleville (20e arrondissement) à la place du Palais-Royal (2e) en passant par République. En province, ils étaient 2 à 3000 manifestants à Lyon, plusieurs centaines à Marseille, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Nantes, Rennes et Dijon et quelques dizaines à Lille, Nancy, Angers et Poitiers."HALTE AUX RAFLES, AUX EXPULSIONS, AU FICHAGE GÉNÉTIQUE"
A Paris, les slogans et banderoles réclamaient une "régularisation de tous les sans-papiers" et disaient "halte aux rafles et aux expulsions", "halte au fichage génétique".
Parmi les personnalités présentes au défilé parisien, la porte-parole de Lutte ouvrière, Arlette Laguiller, a dénoncé "la volonté du gouvernement (...) de flatter un électorat d'extrême droite". Le président de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), Jean-Pierre Dubois, a expliqué, pour sa part, que "l'immigration est un phénomène irréversible qui n'a rien d'une invasion" et que l'enjeu était de "traiter ces travailleurs immigrés comme des êtres humains qui ne partiront pas de notre pays". Jean-Claude Amara, porte-parole de l'association Droits devant, a réclamé, lui, "des contrats à durée indéterminée pour les travailleurs sans-papiers, sans qu'ils ne soient utilisés uniquement pour gonfler les caisses de retraite".
Dans le cortège, se trouvaient plusieurs salariés sans-papiers comme Ahmed, déménageur de 37 ans, qui a expliqué: "nous payons tous des impôts depuis des années et nous devons être considérés par le gouvernement comme les autres travailleurs". "C'est tout de même logique de nous régulariser car on fait avancer le pays en travaillant", a renchéri Sory, 40 ans, d'origine togolaise, intérimaire depuis sept ans.
A Toulouse, des parents d'élèves et des familles régularisées marchaient aux sons des saxophones derrière des pancartes "Les petits Toulousains veulent garder leurs copains... Non aux expulsions".
"Résistons" ont scandé les manifestants lyonnais, dénonçant "les tests ADN, la traque aux étrangers, les rafles, les prisons pour étrangers, les quotas d'expulsions".APPEL "À LA RÉSISTANCE ET À LA SOLIDARITÉ"
A Poitiers, a été lu un pastiche de la lettre du jeune résistant Guy Môquet, qui doit être lue lundi dans les lycées, et la chanson de Serge Gainsbourg "Les petits papiers" a été détournée sur l'air "Laissez passer les sans-papiers".
Florimond Guimard, professeur des écoles qui comparaît lundi devant le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence pour s'être opposé en novembre 2006 à l'expulsion d'un parent d'élèves sans papiers, était parmi les manifestants à Marseille qui craient "Florimond, la solidarité n'est pas un délit, aquitté".
Brigitte Wieser, responsable de RESF à Paris, a indiqué que plusieurs procès de militants pour les droits des sans-papiers devaient avoir lieu dans les jours à venir. L'objectif de ces défilés à travers la France était de "dire non à ce projet de loi et d'appeler à la résistance et à la solidarité", a-t-elle expliqué.
Après un passage en commission mixte paritaire Assemblée-Sénat, le projet sur l'immigration doit faire l'objet d'un vote solennel à l'Assemblée nationale, mardi, et sera examiné le même jour au Sénat."
dimanche 21 octobre 2007
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