L'ancien président Jacques Chirac a lancé aujourd'hui à Paris sa fondation, en prononçant un vibrant plaidoyer pour la "diversité des cultures", en présence de nombreuses personnalités étrangères et françaises."Au moment où s'impose la nécessité de repenser la notion de progrès pour réconcilier l'homme et son environnement, il faut remettre la culture, la diversité des cultures au coeur même du projet de l'humanité", a déclaré M. Chirac au musée du Quai Branly à Paris."Ma conviction est que chaque peuple a un message singulier à délivrer au monde. Chaque peuple peut enrichir l'humanité en apportant sa part de beauté de création, de vérité". M. Chirac a notamment appelé l'Onu et l'Unesco à organiser un sommet sur la diversité linguistique.Source : AFP
Encore faut-il en préserver toutes ses composantes, Monsieur Chirac !
lundi 9 juin 2008
dimanche 8 juin 2008
vendredi 6 juin 2008
Le peple Aïnous reconnu par le Japon



La résolution, votée à l'unanimité par les élus des partis au pouvoir et de l'opposition, affirme pour la première fois que les Aïnous "sont un peuple indigène avec sa propre langue, religion et culture".
Chasseurs-cueilleurs, les Aïnous diffèrent ethniquement des Japonais: plus grands et dotés d'une pilosité plus fournie, ils ont aussi la peau plus claire et n'ont pas les yeux bridés. Selon des études génétiques, les Aïnous ont des origines communes avec les Tibétains et avec des peuples indigènes de Sibérie et de Mongolie.
Les Aïnous ont été contraints de renoncer à leurs terres, langue et mode de vie par la "loi sur les anciens aborigènes de Hokkaido" adoptée en 1899 à Tokyo. Elle avait été abrogée en 1997 mais les Aïnous n'avaient pas été reconnus comme peuple indigène jusqu'à présent.
Les sources historiques sont peu nombreuses sur ce peuple qui n'avait pas d'écriture, mais il est vraisemblablement arrivé dans l'archipel plusieurs milliers d'années avant notre ère, en provenance de Sibérie. L'essentiel des 70.000 Aïnous du Japons vivent aujourd'hui sur l'île de Hokkaido, dans le Nord.
Animistes, les Aïnous révèrent les esprits vivant dans les plantes et les animaux, particulièrement les ours.
jeudi 5 juin 2008
invasion et territoires occupés
Une manifestation pour la libération d'un sans-papiers a dégénéré en face-à-face tendu, mercredi 4 juin au soir, devant le commissariat de Montreuil (Seine-Saint-Denis) entre la police et plus de 200 manifestants, dont huit ont été placés en garde à vue.
Plusieurs dizaines de personnes s'étaient au départ réunies dans la rue du commissariat de Montreuil, pour protester contre l'interpellation dans l'après-midi d'un sans-papiers devant un foyer de travailleurs étrangers, alors même qu'une manifestation était prévue une demi-heure plus tard pour dénoncer les arrestations de plus en plus nombreuses aux alentours des foyers de la ville.
Selon le commissaire de Montreuil, Eric Berot, les manifestants ont d'abord essayé d'envahir le commissariat avant d'entraver la chaussée et de bloquer la circulation dans la rue, provoquant un embouteillage important dans Montreuil en fin de journée. "Cela devenait un trouble important à l'ordre public. J'ai alors procédé aux sommations pour leur demander de partir, avant de faire procéder à leur évacuation", explique le commissaire, selon qui les manifestants sont "de plus en plus vindicatifs, de plus en plus agressifs" ces derniers temps à Montreuil.
Les manifestants, eux, ont dénoncé une réponse disproportionnée, et un usage "gratuit" de la violence de la part des forces de l'ordre. Une première charge de police vers 19 heures sur une soixantaine de militants du "collectif anti-rafles" de Montreuil a été suivie d'autres charges jusqu'à 23 heures, le groupe de manifestants se renforçant au fur et à mesure. Des poubelles ont brûlé pendant plusieurs heures à proximité du commissariat. La police a fait usage de flash-ball, certains manifestants leur répondant par l'envoi de projectiles.
RECRUDESCENCE DES CONTRÔLES
Au total, huit personnes ont été interpellées : cinq pour délit d'"entrave à la circulation" et "refus de se disperser après sommation", deux pour "dégradation de véhicules en stationnement", une soupçonnée d'avoir blessé un policier, nécessitant cinq jours d'interruption temporaire de travail. Un des manifestants interpellés a également été blessé. La situation s'est progressivement apaisée à partir de 23 h 30. Accompagnée de plusieurs élus, écharpes tricolores sorties, la sénatrice-maire de Montreuil, Dominique Voynet (Verts), s'est interposée et a réclamé la libération des personnes arrêtées. Le député Jean-Pierre Brard (PCF) était également présent.
Les cinq personnes interpellées pour "entraves" ont été relâchées pendant la nuit. Les trois autres étaient toujours en garde à vue jeudi matin. Selon le commissaire, aucun sans-papiers ne fait partie des personnes en garde à vue. Les manifestants eux, affirment que deux Africains en situation irrégulière ne sont pas ressortis du commissariat. "Cela intervient alors que depuis plusieurs semaines, nous constatons une recrudescence des contrôles au faciès, à la sortie du métro, devant les foyers. Quatre sans-papiers ont été interpellés en un mois. A Montreuil, nous ne sommes pas habitués à ce fonctionnement. L'attitude des policiers mercredi soir était choquante", a expliqué Roselyne Rollier, militante du Réseau éducation sans frontières (RESF) présente sur place.
Interrogée sur France Inter jeudi matin, Dominique Voynet, a confirmé que "cela faisait des semaines que l'on procédait dans Montreuil à des arrestations à la suite de contrôles d'identité". "Cela a été violent, dans les mots, dans les gestes, a-t-elle témoigné à propos des événements de mercredi. "Et ça suppose quand même une interrogation très forte sur cette politique arbitraire, une sorte de loterie à l'inefficacité prouvée", a ajouté Mme Voynet.
Plusieurs dizaines de personnes s'étaient au départ réunies dans la rue du commissariat de Montreuil, pour protester contre l'interpellation dans l'après-midi d'un sans-papiers devant un foyer de travailleurs étrangers, alors même qu'une manifestation était prévue une demi-heure plus tard pour dénoncer les arrestations de plus en plus nombreuses aux alentours des foyers de la ville.
Selon le commissaire de Montreuil, Eric Berot, les manifestants ont d'abord essayé d'envahir le commissariat avant d'entraver la chaussée et de bloquer la circulation dans la rue, provoquant un embouteillage important dans Montreuil en fin de journée. "Cela devenait un trouble important à l'ordre public. J'ai alors procédé aux sommations pour leur demander de partir, avant de faire procéder à leur évacuation", explique le commissaire, selon qui les manifestants sont "de plus en plus vindicatifs, de plus en plus agressifs" ces derniers temps à Montreuil.
Les manifestants, eux, ont dénoncé une réponse disproportionnée, et un usage "gratuit" de la violence de la part des forces de l'ordre. Une première charge de police vers 19 heures sur une soixantaine de militants du "collectif anti-rafles" de Montreuil a été suivie d'autres charges jusqu'à 23 heures, le groupe de manifestants se renforçant au fur et à mesure. Des poubelles ont brûlé pendant plusieurs heures à proximité du commissariat. La police a fait usage de flash-ball, certains manifestants leur répondant par l'envoi de projectiles.
RECRUDESCENCE DES CONTRÔLES
Au total, huit personnes ont été interpellées : cinq pour délit d'"entrave à la circulation" et "refus de se disperser après sommation", deux pour "dégradation de véhicules en stationnement", une soupçonnée d'avoir blessé un policier, nécessitant cinq jours d'interruption temporaire de travail. Un des manifestants interpellés a également été blessé. La situation s'est progressivement apaisée à partir de 23 h 30. Accompagnée de plusieurs élus, écharpes tricolores sorties, la sénatrice-maire de Montreuil, Dominique Voynet (Verts), s'est interposée et a réclamé la libération des personnes arrêtées. Le député Jean-Pierre Brard (PCF) était également présent.
Les cinq personnes interpellées pour "entraves" ont été relâchées pendant la nuit. Les trois autres étaient toujours en garde à vue jeudi matin. Selon le commissaire, aucun sans-papiers ne fait partie des personnes en garde à vue. Les manifestants eux, affirment que deux Africains en situation irrégulière ne sont pas ressortis du commissariat. "Cela intervient alors que depuis plusieurs semaines, nous constatons une recrudescence des contrôles au faciès, à la sortie du métro, devant les foyers. Quatre sans-papiers ont été interpellés en un mois. A Montreuil, nous ne sommes pas habitués à ce fonctionnement. L'attitude des policiers mercredi soir était choquante", a expliqué Roselyne Rollier, militante du Réseau éducation sans frontières (RESF) présente sur place.
Interrogée sur France Inter jeudi matin, Dominique Voynet, a confirmé que "cela faisait des semaines que l'on procédait dans Montreuil à des arrestations à la suite de contrôles d'identité". "Cela a été violent, dans les mots, dans les gestes, a-t-elle témoigné à propos des événements de mercredi. "Et ça suppose quand même une interrogation très forte sur cette politique arbitraire, une sorte de loterie à l'inefficacité prouvée", a ajouté Mme Voynet.
mercredi 4 juin 2008
les pourrisseurs d'Europe
Inquiet du durcissement des prises de position italienne, le gouvernement socialiste espagnol souhaite jouer un rôle de premier plan dans la négociation du pacte européen d'immigration dont Nicolas Sarkozy a fait l'une des priorités de la présidence française de l'Union européenne. De passage à Paris pour rencontrer son homologue français Jean-Pierre Jouyet, le nouveau secrétaire d'état espagnol pour les affaires européennes, Diego Lopez Garrido, a rappelé mardi 3 mai, dans un entretien au "Monde", que Madrid "espère parvenir entre la France et l'Espagne à un texte" commun à proposer aux autres pays européens sur la version finale du pacte d'immigration.
L'Espagne, précise-t-il, veut faire valoir ses positions sur le contrat d'intégration à offrir aux immigrés légaux et sur la question de la régularisation des travailleurs immigrés sans papier, qui a opposé dans le passé le chef du gouvernement espagnol, Jose Luis Zapatero et Nicolas Sarkozy. Dans les deux cas, M.Garrido, qui a été sous la précédente législature espagnole le porte-parole du groupe socialiste à la chambre des députés, estime "trop rigide" l'actuelle formulation proposée par la France dans le projet de pacte qu'elle a fait circuler.
Il souligne que si le traitement de l'immigration illégale, et notamment les retours, doivent se faire selon des règles européennes strictes, l'UE ne peut fixer qu'un cadre général sur la manière de procéder pour l'immigration légale. "La mise en pratique des mesures d'intégration reste du domaine de chaque état", insiste-t-il. Madrid souhaite arriver à un accord sur une formulation de ces points lors du prochain sommet franco-espagnol qui aura lieu à Saragosse le 27 juin.
M. Garrido a renouvelé l'opposition formelle de l'Espagne à la suggestion italienne de faire de l'immigration illégale un délit susceptible de poursuite. Le premier ministre italien, Silvio Berlusconi, a profité d'un entretien mardi à Rome avec le premier ministre espagnol, en marge du sommet de la FAO sur la sécurité alimentaire, pour clore la polémique entre les deux gouvernements à ce sujet.
M. Berlusconi, qui a également évoqué ces questions mardi avec le président Sarkozy, a précisé que pour lui l'immigration clandestine n'est pas un délit mais "une circonstance aggravante pour qui commet un délit". Le texte voulu par le ministre de l'intérieur Roberto Maroni, l'un des dirigeants <du parti populiste et xénophobe> [tiens il fallait bien qu'il le place celui-là] de la Ligue du nord, devrait être amendé en ce sens au cours du débat parlementaire.
Les projets initiaux du gouvernement ont suscité des appréciations négatives du Vatican et de l'ONU. Le 2 juin, le responsable du Conseil pour les migrants du Vatican, Mgr Agostino Marchetto, s'est ému des intentions du gouvernement italien : "Les clandestins ne devraient pas être privés de leur liberté à cause d'une infraction administrative", a-t-il expliqué.
L'Espagne, précise-t-il, veut faire valoir ses positions sur le contrat d'intégration à offrir aux immigrés légaux et sur la question de la régularisation des travailleurs immigrés sans papier, qui a opposé dans le passé le chef du gouvernement espagnol, Jose Luis Zapatero et Nicolas Sarkozy. Dans les deux cas, M.Garrido, qui a été sous la précédente législature espagnole le porte-parole du groupe socialiste à la chambre des députés, estime "trop rigide" l'actuelle formulation proposée par la France dans le projet de pacte qu'elle a fait circuler.
Il souligne que si le traitement de l'immigration illégale, et notamment les retours, doivent se faire selon des règles européennes strictes, l'UE ne peut fixer qu'un cadre général sur la manière de procéder pour l'immigration légale. "La mise en pratique des mesures d'intégration reste du domaine de chaque état", insiste-t-il. Madrid souhaite arriver à un accord sur une formulation de ces points lors du prochain sommet franco-espagnol qui aura lieu à Saragosse le 27 juin.
M. Garrido a renouvelé l'opposition formelle de l'Espagne à la suggestion italienne de faire de l'immigration illégale un délit susceptible de poursuite. Le premier ministre italien, Silvio Berlusconi, a profité d'un entretien mardi à Rome avec le premier ministre espagnol, en marge du sommet de la FAO sur la sécurité alimentaire, pour clore la polémique entre les deux gouvernements à ce sujet.
M. Berlusconi, qui a également évoqué ces questions mardi avec le président Sarkozy, a précisé que pour lui l'immigration clandestine n'est pas un délit mais "une circonstance aggravante pour qui commet un délit". Le texte voulu par le ministre de l'intérieur Roberto Maroni, l'un des dirigeants <du parti populiste et xénophobe> [tiens il fallait bien qu'il le place celui-là] de la Ligue du nord, devrait être amendé en ce sens au cours du débat parlementaire.
Les projets initiaux du gouvernement ont suscité des appréciations négatives du Vatican et de l'ONU. Le 2 juin, le responsable du Conseil pour les migrants du Vatican, Mgr Agostino Marchetto, s'est ému des intentions du gouvernement italien : "Les clandestins ne devraient pas être privés de leur liberté à cause d'une infraction administrative", a-t-il expliqué.
dimanche 1 juin 2008
Juste pour rire
Le Front national a envoyé un lot de 1.000 tentes tricolores et siglées "Front national" en Chine, à destination des victimes des tremblements de terre qui ont frappé le pays, a annoncé Jean-Marie Le Pen.
"Les tentes sont arrivées aujourd'hui par avion" en Chine, a-t-il devant la presse, à l'issue d'un Conseil national du parti. Ces tentes "pour 4 à 6 personnes" avaient été commandées par le Front au moment où des sans domicile fixe défendus par les "Don Quichotte" campaient près du canal Saint-Martin à Paris. Le FN voulait les distribuer à des SDF, mais elles avaient été "livrées trop tard", a indiqué Jean-Marie Le Pen. Depuis, le FN les avait en stock.
"Les tentes sont arrivées aujourd'hui par avion" en Chine, a-t-il devant la presse, à l'issue d'un Conseil national du parti. Ces tentes "pour 4 à 6 personnes" avaient été commandées par le Front au moment où des sans domicile fixe défendus par les "Don Quichotte" campaient près du canal Saint-Martin à Paris. Le FN voulait les distribuer à des SDF, mais elles avaient été "livrées trop tard", a indiqué Jean-Marie Le Pen. Depuis, le FN les avait en stock.
Suisse : L'UDC pas suivi par son peuple
La majorité des cantons suisses a rejeté, dimanche 1er juin, la proposition de la droite populiste de durcir les conditions de naturalisation des étrangers, selon les résultats officiels. L'Union démocratique du centre (UDC, droite populiste) proposait que les candidatures à la naturalisation puissent être approuvées ou rejetées par un vote populaire dans les communes. Cette pratique avait déjà cours dans plusieurs cantons, mais elle avait été invalidée par le tribunal fédéral hélvétique , qui l'avait jugée anticonstitutionnelle.
Un seul canton s'est prononcé en faveur de la proposition de l'UDC, selon les résultats définitifs dépouillés dans une majorité des 26 cantons. Le rejet est définitif : cette proposition devait impérativement recueillir l'assentiment d'une majorité de cantons.
Au niveau national, 64 % des Suisses ont refusé de confier au vote populaire la naturalisation des étrangers, selon les projections de la télévision suisse portant sur tous les cantons, y compris ceux dont les résultats définitifs sont encore attendus.
RELENTS XÉNOPHOBES [sous-titre donné par Le Monde évidemment]
Le résultat est plus serré dans la Suisse alémanique que dans les cantons romands francophones. Le canton rural alémanique de Schwytz s'est prononcé à environ 60% pour la proposition de l'UDC. Dans d'autres cantons alémaniques, l'initiative de la droite populiste sur les naturalisations n'a été rejetée qu'à une courte majorité. Le rejet le plus net de cette initiative vient de Suisse romande, note l'agence ATS. Genève arrive en tête du "non", avec 82,1 % des voix. Suivent Neuchâtel (82 %), le Jura (80,2 %) et le Valais (75 %).
L'UDC, familière des dérives aux relents xénophobes, a fait de la présence des étrangers en Suisse son cheval de bataille. Le gouvernement et la majorité du Parlement s'étaient prononcés contre l'initiative, accusée de conduire à la discrimination et l'arbitraire.
En fin de campagne, face à des sondages défavorables à sa proposition, l'UDC avait tenté de recentrer le débat sur la criminalité des étrangers. Des placards publicitaires étaient apparus dans la presse pour dénoncer "la violence des jeunes étrangers naturalisés", en égrenant des faits divers impliquant des jeunes d'origine étrangère.
La Suisse applique le droit du sang et les 20,7% d'étrangers recensés en 2006 ne peuvent acquérir la nationalité helvétique qu'au terme d'une procédure de naturalisation très encadrée.
Un seul canton s'est prononcé en faveur de la proposition de l'UDC, selon les résultats définitifs dépouillés dans une majorité des 26 cantons. Le rejet est définitif : cette proposition devait impérativement recueillir l'assentiment d'une majorité de cantons.
Au niveau national, 64 % des Suisses ont refusé de confier au vote populaire la naturalisation des étrangers, selon les projections de la télévision suisse portant sur tous les cantons, y compris ceux dont les résultats définitifs sont encore attendus.
RELENTS XÉNOPHOBES [sous-titre donné par Le Monde évidemment]
Le résultat est plus serré dans la Suisse alémanique que dans les cantons romands francophones. Le canton rural alémanique de Schwytz s'est prononcé à environ 60% pour la proposition de l'UDC. Dans d'autres cantons alémaniques, l'initiative de la droite populiste sur les naturalisations n'a été rejetée qu'à une courte majorité. Le rejet le plus net de cette initiative vient de Suisse romande, note l'agence ATS. Genève arrive en tête du "non", avec 82,1 % des voix. Suivent Neuchâtel (82 %), le Jura (80,2 %) et le Valais (75 %).
L'UDC, familière des dérives aux relents xénophobes, a fait de la présence des étrangers en Suisse son cheval de bataille. Le gouvernement et la majorité du Parlement s'étaient prononcés contre l'initiative, accusée de conduire à la discrimination et l'arbitraire.
En fin de campagne, face à des sondages défavorables à sa proposition, l'UDC avait tenté de recentrer le débat sur la criminalité des étrangers. Des placards publicitaires étaient apparus dans la presse pour dénoncer "la violence des jeunes étrangers naturalisés", en égrenant des faits divers impliquant des jeunes d'origine étrangère.
La Suisse applique le droit du sang et les 20,7% d'étrangers recensés en 2006 ne peuvent acquérir la nationalité helvétique qu'au terme d'une procédure de naturalisation très encadrée.
samedi 31 mai 2008
des nouvelles de la mouvence nationale
Jean-Marie Le Pen réunit en conseil national, samedi 31 mai, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) les cadres nationaux, secrétaires départementaux et élus du Front national pour relancer le parti. Une machine enrayée depuis le second tour de l'élection présidentielle de 2002 avec l'espoir brisé des électeurs frontistes de voir leur chef accéder un jour à l'Elysée. Et qui, depuis, n'a pas su résister à la campagne de séduction de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de ses électeurs lors de la présidentielle et les législatives de 2007.
Un parti en délitement dont le président, malgré ses 80 ans, s'accroche d'autant plus à son siège qu'aucun des prétendants à la succession - sa benjamine Marine Le Pen, ou Bruno Gollnisch, tous deux vice-présidents exécutifs - ne font l'unanimité. Tout cela, avec en arrière fond, une extrême droite en proie à une tentation groupusculaire.
Au programme de ce conseil national, figurent la réorganisation du Front national avec la divulgation du nouvel organigramme, mais aussi une analyse de la situation politique que chacun, Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen comme Bruno Gollnisch, s'accordent à présenter comme pleine d'espoir pour le FN. "Le nombre des déçus du sarkozysme se multiplie", indiquent-ils avec joie. "La situation est conforme à ce que nous prévoyions : les Français réalisent que, comme Jacques Chirac, avec les restaurateurs, Nicolas Sarkozy ne peut sauver la pêche, à cause des accords européens, estime M. Gollnisch. De même sa réforme institutionnelle est de la poudre aux yeux". Marine Le Pen, quant à elle, dénonce "le double discours du président de la République sur les 35 heures ou sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne". Mais reconnaissent-ils, le FN ne voit toujours pas ses électeurs revenir au bercail. "Les déçus ont un réflexe de désaffection pour le politique. Il va nous falloir amorcer ce retour", explique M. Gollnisch. Les élections européennes de 2009 devraient en être l'occasion. Le lancement de la campagne pourrait se faire lors de l'université d'été programmée à la mi-septembre.
Le nouvel organigramme du FN, imposé par le licenciement d'une vingtaine de personnes sur soixante permanents, a l'avantage de mettre fin aux doublons qui existaient autrefois entre le secrétariat et la délégation générale. Conformément à ce qui a été décidé au congrès de novembre, Louis Aliot reste secrétaire général en charge des fédérations des élus et des élections. Les deux vice-présidences exécutives confiées à Mme Le Pen (formation, communication, propagande) et M. Gollnisch (programme et affaires internationales) se partagent des missions qui, autrefois, étaient dévolues à la délégation générale et certaines de l'ancien secrétariat général. Chacun s'est entouré de ses proches montrant ainsi qu'il compte bien s'appuyer sur son fief pour prouver sa capacité à diriger le parti.
Ces derniers temps, Marine Le Pen, souvent taxée de "coupeuse de tête", s'est attelée à montrer qu'elle pouvait rassembler. Des contacts ont été pris avec les représentants de la branche catholique, en froid avec elle depuis ses déclarations en faveur de l'avortement, mais aussi avec les Identitaires, des ultras dont elle cherchait jusqu'à présent à se démarquer. Il s'agit pour Mme Le Pen de passer avec ces derniers un pacte de non agression. De même le retrait de Bruno Mégret, de la vie politique, a permis des rapprochements entre les frères ennemis d'hier : FN et le MNR.
En affichant sa volonté de "dialogue", Mme Le Pen cherche avant tout à contrecarrer les velléités de création de nouvelles formations tant du côté des nationalistes - dont la nouvelle génération regroupée au sein du Renouveau nationaliste a tenu un congrès samedi 24 mai -, que du côté des proeuropéens et régionalistes réunis par Jean-François Touzé, ex-cadre FN, Roland Hélie, président de Synthèse nationale, et Robert Spieler, ex-président d'Alsace d'abord. Ces trois vieux compagnons de route réunissent dimanche 1er juin leur nouvelle formation, la Nouvelle droite populaire en convention nationale.
Un parti en délitement dont le président, malgré ses 80 ans, s'accroche d'autant plus à son siège qu'aucun des prétendants à la succession - sa benjamine Marine Le Pen, ou Bruno Gollnisch, tous deux vice-présidents exécutifs - ne font l'unanimité. Tout cela, avec en arrière fond, une extrême droite en proie à une tentation groupusculaire.
Au programme de ce conseil national, figurent la réorganisation du Front national avec la divulgation du nouvel organigramme, mais aussi une analyse de la situation politique que chacun, Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen comme Bruno Gollnisch, s'accordent à présenter comme pleine d'espoir pour le FN. "Le nombre des déçus du sarkozysme se multiplie", indiquent-ils avec joie. "La situation est conforme à ce que nous prévoyions : les Français réalisent que, comme Jacques Chirac, avec les restaurateurs, Nicolas Sarkozy ne peut sauver la pêche, à cause des accords européens, estime M. Gollnisch. De même sa réforme institutionnelle est de la poudre aux yeux". Marine Le Pen, quant à elle, dénonce "le double discours du président de la République sur les 35 heures ou sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne". Mais reconnaissent-ils, le FN ne voit toujours pas ses électeurs revenir au bercail. "Les déçus ont un réflexe de désaffection pour le politique. Il va nous falloir amorcer ce retour", explique M. Gollnisch. Les élections européennes de 2009 devraient en être l'occasion. Le lancement de la campagne pourrait se faire lors de l'université d'été programmée à la mi-septembre.
Le nouvel organigramme du FN, imposé par le licenciement d'une vingtaine de personnes sur soixante permanents, a l'avantage de mettre fin aux doublons qui existaient autrefois entre le secrétariat et la délégation générale. Conformément à ce qui a été décidé au congrès de novembre, Louis Aliot reste secrétaire général en charge des fédérations des élus et des élections. Les deux vice-présidences exécutives confiées à Mme Le Pen (formation, communication, propagande) et M. Gollnisch (programme et affaires internationales) se partagent des missions qui, autrefois, étaient dévolues à la délégation générale et certaines de l'ancien secrétariat général. Chacun s'est entouré de ses proches montrant ainsi qu'il compte bien s'appuyer sur son fief pour prouver sa capacité à diriger le parti.
Ces derniers temps, Marine Le Pen, souvent taxée de "coupeuse de tête", s'est attelée à montrer qu'elle pouvait rassembler. Des contacts ont été pris avec les représentants de la branche catholique, en froid avec elle depuis ses déclarations en faveur de l'avortement, mais aussi avec les Identitaires, des ultras dont elle cherchait jusqu'à présent à se démarquer. Il s'agit pour Mme Le Pen de passer avec ces derniers un pacte de non agression. De même le retrait de Bruno Mégret, de la vie politique, a permis des rapprochements entre les frères ennemis d'hier : FN et le MNR.
En affichant sa volonté de "dialogue", Mme Le Pen cherche avant tout à contrecarrer les velléités de création de nouvelles formations tant du côté des nationalistes - dont la nouvelle génération regroupée au sein du Renouveau nationaliste a tenu un congrès samedi 24 mai -, que du côté des proeuropéens et régionalistes réunis par Jean-François Touzé, ex-cadre FN, Roland Hélie, président de Synthèse nationale, et Robert Spieler, ex-président d'Alsace d'abord. Ces trois vieux compagnons de route réunissent dimanche 1er juin leur nouvelle formation, la Nouvelle droite populaire en convention nationale.
Préambule
Aucun dirigeant européen ne soutient l'hypothèse à la fois irréaliste et
dangereuse de l'immigration zéro, précise le document. L'Europe a besoin de
migrants pour des raisons démographiques et économiques.
C'est le début du préambule du projet de maitrise de l'immigration à l'echelle européenne, que proposera la France lors de sa présidence à l'union.
jeudi 29 mai 2008
territoire perdu à reconquerir. Trafic.
vingt minutes de Paris, à une station de RER de Roissy et à la croisée des autoroutes A 1 et A 3, la cité HLM de Sevran- Beaudottes est devenue, selon les autorités, une plaque tournante du commerce de stupéfiants en Ile-de-France.
Dans cet ensemble de 1 000 logements situé autour d'une gare où convergent huit lignes de bus, l'activité est florissante. Avec l'explosion de la consommation, le trafic autrefois de artisanal est devenu quasi mafieux. Une trentaine de caïds y font la loi, les bénéfices sont considérables. Ils pourraient dépasser le million d'euros par an, d'après les estimations de la mairie.
Malgré les nombreuses interventions et opérations "coup de poing" de la police, la situation dans ce quartier sensible de 10 000 habitants se dégrade d'année en année. Le nombre d'infractions liées aux stupéfiants est en forte augmentation : + 194 % entre 2006 et 2007. La mise en place, en septembre, d'un groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) spécialisé dans la lutte contre la drogue – une première en France – a donné ses premiers résultats. L'an dernier, neuf affaires de trafic de stupéfiants ont permis la saisie de 32 kilos de résine de cannabis et 100 g de cocaïne.
VIDÉO
Dans une note interne évoquée récemment par la presse, les renseignements généraux (RG) parlent d'une "situation explosive" dans un quartier "sous la coupe réglée de délinquants". Ce rapport des RG confirme ce que les élus locaux disent depuis plusieurs années. Et aujourd'hui, "l'Etat n'a plus d'excuses pour ne pas intervenir ", estime le maire et conseiller général, Stéphane Gatignon (PCF).
Décidé "à prendre le problème a bras le corps", le préfet de Seine-Saint-Denis, Claude Baland, mise sur la poursuite d'actions "visibles et soutenues" ainsi que sur un renforcement de la présence policière sur le terrain pour perturber les trafics et déstabiliser la délinquance à l'origine de bon nombre d'agressions. Il compte également sur des actions de prévention et sur la vidéo- protection pour reconquérir le territoire.
Pour Stéphane Gatignon, la vidéo ne peut être qu'une réponse ponctuelle qui ne réglera pas la question. "Elle risque de déplacer le problème dans un autre quartier avec des individus encagoulés pour ne pas être reconnus." C'est une présence humaine et un commissariat de plein exercice que réclame l'élu.
Il vient d'obtenir partiellement satisfaction. Le 20 mai, la ministre de l'intérieur a annoncé à l'Assemblée nationale, la création prochaine d'une unité territoriale de quartier (UTEQ) à Sevran. Cette annonce fait suite à l'engagement de l'Etat de construire rapidement un commissariat. Pour accélérer le dossier, la municipalité a décidé de mettre gratuitement à la disposition du ministère de l'Intérieur un terrain d'une valeur équivalent à 1 million d'euros en charges foncières : un effort financier considérable pour une ville de 50 000 habitants à qui il manque, selon le maire, 3,6 millions d'euros pour équilibrer son budget et dont les moyens sont inférieurs de 30% à ceux des villes de même importance.
Dans cet ensemble de 1 000 logements situé autour d'une gare où convergent huit lignes de bus, l'activité est florissante. Avec l'explosion de la consommation, le trafic autrefois de artisanal est devenu quasi mafieux. Une trentaine de caïds y font la loi, les bénéfices sont considérables. Ils pourraient dépasser le million d'euros par an, d'après les estimations de la mairie.
Malgré les nombreuses interventions et opérations "coup de poing" de la police, la situation dans ce quartier sensible de 10 000 habitants se dégrade d'année en année. Le nombre d'infractions liées aux stupéfiants est en forte augmentation : + 194 % entre 2006 et 2007. La mise en place, en septembre, d'un groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) spécialisé dans la lutte contre la drogue – une première en France – a donné ses premiers résultats. L'an dernier, neuf affaires de trafic de stupéfiants ont permis la saisie de 32 kilos de résine de cannabis et 100 g de cocaïne.
VIDÉO
Dans une note interne évoquée récemment par la presse, les renseignements généraux (RG) parlent d'une "situation explosive" dans un quartier "sous la coupe réglée de délinquants". Ce rapport des RG confirme ce que les élus locaux disent depuis plusieurs années. Et aujourd'hui, "l'Etat n'a plus d'excuses pour ne pas intervenir ", estime le maire et conseiller général, Stéphane Gatignon (PCF).
Décidé "à prendre le problème a bras le corps", le préfet de Seine-Saint-Denis, Claude Baland, mise sur la poursuite d'actions "visibles et soutenues" ainsi que sur un renforcement de la présence policière sur le terrain pour perturber les trafics et déstabiliser la délinquance à l'origine de bon nombre d'agressions. Il compte également sur des actions de prévention et sur la vidéo- protection pour reconquérir le territoire.
Pour Stéphane Gatignon, la vidéo ne peut être qu'une réponse ponctuelle qui ne réglera pas la question. "Elle risque de déplacer le problème dans un autre quartier avec des individus encagoulés pour ne pas être reconnus." C'est une présence humaine et un commissariat de plein exercice que réclame l'élu.
Il vient d'obtenir partiellement satisfaction. Le 20 mai, la ministre de l'intérieur a annoncé à l'Assemblée nationale, la création prochaine d'une unité territoriale de quartier (UTEQ) à Sevran. Cette annonce fait suite à l'engagement de l'Etat de construire rapidement un commissariat. Pour accélérer le dossier, la municipalité a décidé de mettre gratuitement à la disposition du ministère de l'Intérieur un terrain d'une valeur équivalent à 1 million d'euros en charges foncières : un effort financier considérable pour une ville de 50 000 habitants à qui il manque, selon le maire, 3,6 millions d'euros pour équilibrer son budget et dont les moyens sont inférieurs de 30% à ceux des villes de même importance.
mercredi 28 mai 2008
toulouse
Huit personnes âgées de 18 à 30 ans, dont des militaires, ont été interpellées et placées en garde à vue hier, dans le cadre de l'enquête sur un incendie et des dégradations, fin avril, à la mosquée de Colomiers, près de Toulouse, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.
Le procureur de la République, Michel Valet, n'a fourni aucune indication sur l'endroit où les interpellations s'étaient déroulées ni sur le lieu des gardes à vue.
Selon le quotidien La Dépêche du Midi, elles ont eu lieu dans la région de Toulouse, ainsi qu'à Castres (Tarn) et à Carcassonne, où deux militaires auraient été interpellés au sein de leur unité, respectivement le 8e RPIMa et 3e RPIMa.
Source : AFP
Le procureur de la République, Michel Valet, n'a fourni aucune indication sur l'endroit où les interpellations s'étaient déroulées ni sur le lieu des gardes à vue.
Selon le quotidien La Dépêche du Midi, elles ont eu lieu dans la région de Toulouse, ainsi qu'à Castres (Tarn) et à Carcassonne, où deux militaires auraient été interpellés au sein de leur unité, respectivement le 8e RPIMa et 3e RPIMa.
Source : AFP
lundi 26 mai 2008
l'immigration, le féminisme et le parlement européen contre les traditions millénaires
La police grecque a arrêté hier et aoujourd'hui quatre immigrées clandestines moldaves entrées illégalement sur le territoire du Mont Athos, au nord de la Grèce, haut-lieu de la religion orthodoxe strictement interdit aux femmes.
Les quatre femmes sont arrivées illégalement au Mont Athos dimanche avec quatre autres compatriotes, des hommes, qui sont recherchés, a précisé une source policière à Salonique.
Les huit immigrés clandestins étaient partis hier matin de Turquie à bord d'une vedette rapide conduite par un équipage ukrainien qui a pris la fuite après les avoir débarqués, selon les déclarations des femmes arrêtées.
Ils devaient normalement se rendre en Italie et avaient payé 4.000 euros chacun pour ce voyage.
Le Mont Athos est une "république monastique" au statut autonome, un sanctuaire de l'orthodoxie dédié à la Vierge Marie et interdit aux femmes et à tout animal femelle en vertu d'un bannissement nommé "abaton", qui date de 1045.
Cet interdit est toujours appliqué malgré les protestations des mouvements féministes. Il est encore théoriquement passible de deux à douze mois de prison. En 2002 et 2003, le Parlement européen avait demandé à la Grèce, en vain, de lever cette règle au nom du principe de l'égalité des sexes. [insuportable parlement européen égalitariste-libéral contre tous ce qu'il y aurait de distingué, de sacré, de superieur et d'ancien, d'inutile et de beau, insuportable europe nivellatrice]
AFP
Les quatre femmes sont arrivées illégalement au Mont Athos dimanche avec quatre autres compatriotes, des hommes, qui sont recherchés, a précisé une source policière à Salonique.
Les huit immigrés clandestins étaient partis hier matin de Turquie à bord d'une vedette rapide conduite par un équipage ukrainien qui a pris la fuite après les avoir débarqués, selon les déclarations des femmes arrêtées.
Ils devaient normalement se rendre en Italie et avaient payé 4.000 euros chacun pour ce voyage.
Le Mont Athos est une "république monastique" au statut autonome, un sanctuaire de l'orthodoxie dédié à la Vierge Marie et interdit aux femmes et à tout animal femelle en vertu d'un bannissement nommé "abaton", qui date de 1045.
Cet interdit est toujours appliqué malgré les protestations des mouvements féministes. Il est encore théoriquement passible de deux à douze mois de prison. En 2002 et 2003, le Parlement européen avait demandé à la Grèce, en vain, de lever cette règle au nom du principe de l'égalité des sexes. [insuportable parlement européen égalitariste-libéral contre tous ce qu'il y aurait de distingué, de sacré, de superieur et d'ancien, d'inutile et de beau, insuportable europe nivellatrice]
AFP
belgique again
Belgique: procès pour meurtre de fillettes
Le procès d'un homme accusé d'avoir violé et tué en juin 2006 deux fillettes, Stacy Lemmens et Nathalie Mahy, s'est ouvert aujourd'hui devant la cour d'assises de Liège, dans l'est de la Belgique, où il ravive le douloureux souvenir de l'affaire Dutroux.
Cette session de la cour d'assises, très attendue en Belgique, est présidée par Stéphane Goux, qui avait déjà conduit les débats lors du procès à Arlon (sud-est) en 2004 du pédophile et meurtrier Marc Dutroux, qui avait écopé de la prison à vie.
Abdallah Aït Oud est accusé d'avoir enlevé, dans la nuit du 9 juin au 10 juin 2006, Stacy Lemmens, 7 ans, et Nathalie Mahy, 10 ans, à la fin d'une braderie organisée dans un quartier populaire de Liège.
Source : AFP
Le procès d'un homme accusé d'avoir violé et tué en juin 2006 deux fillettes, Stacy Lemmens et Nathalie Mahy, s'est ouvert aujourd'hui devant la cour d'assises de Liège, dans l'est de la Belgique, où il ravive le douloureux souvenir de l'affaire Dutroux.
Cette session de la cour d'assises, très attendue en Belgique, est présidée par Stéphane Goux, qui avait déjà conduit les débats lors du procès à Arlon (sud-est) en 2004 du pédophile et meurtrier Marc Dutroux, qui avait écopé de la prison à vie.
Abdallah Aït Oud est accusé d'avoir enlevé, dans la nuit du 9 juin au 10 juin 2006, Stacy Lemmens, 7 ans, et Nathalie Mahy, 10 ans, à la fin d'une braderie organisée dans un quartier populaire de Liège.
Source : AFP
samedi 24 mai 2008
accumulation de vices
Trois collégiens âgés de 16 ans de Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne) ont été mis en examen hier pour agression sexuelle sur une élève de 14 ans et enregistrement d'images pédo-pornographiques, a-t-on appris de sources judiciaire et policière.
Les trois collégiens ont été présentés vendredi soir au juge des enfants, après avoir imposé une relation sexuelle à une élève du même établissement, a expliqué la source judiciaire, confirmant une information du Parisien.
Deux des agresseurs auraient menacé la victime, qui leur avait "promis une fellation", de diffuser le contenu de leur discussion sur un forum internet, si elle refusait de tenir sa promesse, selon Le Parisien.
Alors qu'elle s'exécutait, la victime s'est rendue compte que leurs ébâts étaient filmés par des amis de ses agresseurs et s'en est plainte auprès d'un responsable du collège.
Egalement en Seine-et-Marne, à Roissy-en-Brie, une information judiciaire a été ouverte jeudi pour des faits similaires. Une fillette de 9 ans aurait été violée à plusieurs reprises par son voisin de 15 ans avec la complicité du frère de la victime âgé de 12 ans.
Le 16 mai, une troisième affaire semblable avait été découverte dans les Yvelines. Deux préadolescents de 11 et 12 ans avaient ainsi été mis en examen pour avoir violé la soeur du second, âgée de 10 ans, à la Queue-les-Yvelines (Yvelines) et diffusé la scène via un portable dans leur école à Montfort-l'Amaury (Yvelines).
Les trois collégiens ont été présentés vendredi soir au juge des enfants, après avoir imposé une relation sexuelle à une élève du même établissement, a expliqué la source judiciaire, confirmant une information du Parisien.
Deux des agresseurs auraient menacé la victime, qui leur avait "promis une fellation", de diffuser le contenu de leur discussion sur un forum internet, si elle refusait de tenir sa promesse, selon Le Parisien.
Alors qu'elle s'exécutait, la victime s'est rendue compte que leurs ébâts étaient filmés par des amis de ses agresseurs et s'en est plainte auprès d'un responsable du collège.
Egalement en Seine-et-Marne, à Roissy-en-Brie, une information judiciaire a été ouverte jeudi pour des faits similaires. Une fillette de 9 ans aurait été violée à plusieurs reprises par son voisin de 15 ans avec la complicité du frère de la victime âgé de 12 ans.
Le 16 mai, une troisième affaire semblable avait été découverte dans les Yvelines. Deux préadolescents de 11 et 12 ans avaient ainsi été mis en examen pour avoir violé la soeur du second, âgée de 10 ans, à la Queue-les-Yvelines (Yvelines) et diffusé la scène via un portable dans leur école à Montfort-l'Amaury (Yvelines).
bonne nouvelle
Landry Koua, un étudiant ivoirien sans papiers de 23 ans, placé en rétention à Lyon depuis le 9 mai, a été expulsé ce matin vers son pays, a-t-on appris auprès de son entourage.
"On va voir à présent ce qui se passe. Le préfet a dit hier (vendredi) que Landry allait obtenir un titre de séjour étudiant pour qu'il puisse valider en France sa première année (BTS informatique) en réalisant un stage en entreprise", a ajouté la jeune femme qui espère revoir son ami "début juin".
Dans un communiqué, la préfecture du Rhône a en effet indiqué hier qu'elle n'avait "pas voulu, en accord avec les autorités consulaires française et ivoirienne, s'opposer à une délivrance de titre de séjour étudiant à la condition expresse qu'il (M. Koua) obtienne préalablement le visa long séjour en Côte d'Ivoire".
Entré en France avec un passeport qui n'était pas le sien en 2003, Landry Koua, dont tous les recours administratifs sont aujourd'hui épuisés, est scolarisé au lycée La Martinière-Duchère à Lyon dont les professeurs et les élèves se sont mobilisés pour lui avec le soutien du Réseau éducation sans frontières (RESF).
Le jeune homme avait quitté la Côte d'Ivoire après l'assassinat de son père, opposant politique, un fait qu'il a toujours tu dans son environnement scolaire. Il avait été arrêté le 8 mai lors d'un contrôle de police dans le métro.
AFP
"On va voir à présent ce qui se passe. Le préfet a dit hier (vendredi) que Landry allait obtenir un titre de séjour étudiant pour qu'il puisse valider en France sa première année (BTS informatique) en réalisant un stage en entreprise", a ajouté la jeune femme qui espère revoir son ami "début juin".
Dans un communiqué, la préfecture du Rhône a en effet indiqué hier qu'elle n'avait "pas voulu, en accord avec les autorités consulaires française et ivoirienne, s'opposer à une délivrance de titre de séjour étudiant à la condition expresse qu'il (M. Koua) obtienne préalablement le visa long séjour en Côte d'Ivoire".
Entré en France avec un passeport qui n'était pas le sien en 2003, Landry Koua, dont tous les recours administratifs sont aujourd'hui épuisés, est scolarisé au lycée La Martinière-Duchère à Lyon dont les professeurs et les élèves se sont mobilisés pour lui avec le soutien du Réseau éducation sans frontières (RESF).
Le jeune homme avait quitté la Côte d'Ivoire après l'assassinat de son père, opposant politique, un fait qu'il a toujours tu dans son environnement scolaire. Il avait été arrêté le 8 mai lors d'un contrôle de police dans le métro.
AFP
vendredi 23 mai 2008
Belgique en voie de disparition ou l'echec du vivre-ensemble forcé
L'histoire belge n'a pas encore trouvé sa fin. Mais à moins d'un rebondissement inattendu, elle est annoncée. Elle risque d'être lente et pas franchement drôle. Les tensions entre Flamands et Wallons sont de plus en plus âpres. Les crises, sans solution immédiate, se succèdent. La prochaine est déjà programmée. Le premier ministre, Yves Leterme, est sommé par sa coalition flamande de présenter une réforme institutionnelle renforçant les pouvoirs de la région néerlandophone avant le 15 juillet. Il a peu de chances de surmonter l'obstacle.
Le député Gérard Deprez le dit sans ambages : «Leterme n'a ni l'autorité, ni la créativité pour entraîner une équipe.» De surcroît, ajoute le président de la commission des libertés civiles au Parlement européen, entre les responsables wallons et flamands, «la confiance est au niveau zéro. Personne ne se découvre. Personne n'est décidé à passer un deal». Dans ces conditions, comment la commission d'élus que le premier ministre entend former pourrait-elle en quelques semaines sortir l'État fédéral belge de l'étau linguistique qui, depuis des décennies, le broie inexorablement ?
Le conflit communautaire ne date pas d'hier. Les Flamands, dont le ressentiment envers les francophones remonte à la création de la Belgique en 1830, ont de haute lutte imposé l'égalité entre les deux langues. Ce combat a abouti à la fixation d'une frontière linguistique en 1962. Une décennie plus tard, des communautés culturelles sont instituées et figent un peu plus le face-à-face entre le nord du plat pays, néerlandophone, et le sud, francophone. Tous les partis se scindent socialistes, libéraux, sociaux-chrétiens entre représentants des deux groupes linguistiques. Puis, dans les années 1980, la régionalisation une demande des élus wallons soucieux de combattre la crise de la sidérurgie qui frappe le sud finit de diviser la Belgique.
Chaque réforme institutionnelle s'est traduite par de nouveaux transferts de compétences. Et, une des curiosités belges étant l'absence de toute «hiérarchie des normes», chaque échelon est désormais pleinement responsable dans son domaine, contrairement aux autres fédérations où régions, Länder et États vivent sous la tutelle de l'exécutif fédéral. Le but de la région flamande, plus peuplée, plus riche et plus dynamique que sa voisine wallonne, est d'obtenir de nouveaux pouvoirs économiques et sociaux. Elle vise aussi la fin du régime dérogatoire permettant à des communes francophones de la banlieue bruxelloise d'être rattachées à la capitale, qui est située en région Flandre, et où le français et le néerlandais sont acceptés comme langue officielle.
«Le bon sens démocratique»
En principe, un échec d'Yves Leterme sur ce dossier devrait le contraindre à la démission. Mais à la mi-juillet, et après les difficultés qu'il a eues à former son gouvernement neuf mois de gestation ! , les partis belges lui accorderont peut-être un sursis. Il sera bien assez tôt pour convoquer des élections législatives anticipées en septembre. À moins de laisser traîner les choses, jusqu'en 2009, année du grand rendez-vous électoral, celui des scrutins régional et européen.
Las ! Ces élections ne devraient pas plus charrier de solutions. Comment Yves Leterme, qui a indexé sa carrière politique sur des revendications flamandes toujours plus affirmées, pourrait-il engager une négociation sérieuse avec les francophones en une période électorale par définition peu propice aux compromis ? D'autant que chaque élu belge, quel que soit son mandat, est désigné par sa communauté linguistique. Les médias, francophones ou néerlandophones, soulignent les clivages. La défense des «siens» et la surenchère deviennent ainsi les meilleurs programmes électoraux.
Selon le scénario le plus plausible, l'État fédéral finira par perdre encore de ses prérogatives et «la Belgique deviendra de plus en plus une coquille vide», note le politologue Jean Faniel. D'un côté, l'Union européenne, sa monnaie et ses normes. De l'autre, les assemblées régionales flamande, wallonne et bruxelloise, au sein desquelles se concentrera le pouvoir politique.
Plus qu'aucun autre pays, la Belgique se sera dissoute dans cette Europe à laquelle elle a offert une capitale. Longtemps, elle lui apporta aussi un supplément d'âme fédérale. Elle fut montrée en exemple aux Espagnols, aux Tchécoslovaques, aux différentes nationalités de l'ancienne Yougoslavie : si Wallons et Flamands peuvent vivre ensemble, des communautés, de cultures et de langues différentes, peuvent demeurer au sein du même pays ; au pire, elles viendront cohabiter dans la vaste maison européenne. Longtemps, le discours a porté. Et puis le rêve s'est brisé. L'Europe fédérale est mal en point, la Belgique aussi. C'est un double traumatisme pour ce pays qui ne peut plus se raccrocher, ne serait-ce que symboliquement, à un modèle national.
Comble du ridicule, sinon du déshonneur, la Belgique, au vrai surtout la Flandre, est aujourd'hui vilipendée par l'Europe. Conduite par deux élus locaux, un Français et un Serbe, la récente visite d'enquêteurs du Conseil de l'Europe, inquiets des décisions des autorités flamandes à l'endroit de maires francophones de la périphérie de Bruxelles, a suscité plusieurs réactions acrimonieuses. Celle du ministre bruxellois Guy Vanhegel. «J'ai dit au Serbe : “Ne vous en faites pas ! En Belgique, on crie beaucoup, on s'excite, mais on n'est toujours pas prêts de voir une guerre civile !”»
C'est évident : la Belgique n'est pas la Yougoslavie. La concorde chez les «vraies gens» a même permis d'atténuer la violence des propos de certains politiques. Cela étant, le Serbe en question n'a guère goûté l'humour belge. «Nous qui avons connu beaucoup de missions étrangères, nous croyions que ce genre de malentendus communautaires n'existait que chez nous», a persiflé Dobrica Milovanovic.
D'autres réflexions, émanant de cercles flamands, ont visé l'élu français, par avance suspecté par les néerlandophones de partialité. C'est ainsi en Belgique : chacun est jugé en fonction de son appartenance linguistique. Le breton Michel Guégan, édile de La Chapelle-Caro, s'en est pourtant tenu à d'insignifiantes réflexions. Le «bon sens démocratique », a-t-il indiqué, veut que citoyens et élus «parlent la même langue». De nombreux francophones ont exulté. À commencer par ceux vivant à Linkebeek, Krainem et Wezembeek-Oppem. Dans ces trois communes de la banlieue bruxelloise, les maires continuent de s'exprimer en français, ce que leur reproche le ministre de l'Intérieur de la région flamande qui, au nom d'une lecture rigide de la loi linguistique, se refuse à valider leur élection acquise en 2006.
En avril dernier, la Cour de justice européenne avait précédemment jugé «contraire au droit communautaire» le système d'assurance-santé réservé aux seuls habitants de la région néerlandophone et dont sont exclus les Wallons, même ceux travaillant en Flandre. La Commission européenne a promis de demander des explications à cette même région, qui a mis en place une politique d'apprentissage du néerlandais, fortement incitative, puisqu'elle risque un jour de concourir au choix des bénéficiaires de logements sociaux.
«Appliquer la loi»
Ministre de l'Intérieur et du Logement de la Flandre, Marino Keulen a fini par se sentir visé. Dans un effort de relations publiques, qui le conduit à échanger quelques mots en français avec son visiteur, M. Keulen n'en martèle pas moins ses certitudes : «la loi interdit» en Flandre à un maire d'adresser des convocations électorales en français et de s'exprimer en français en conseil municipal ; et «un bourgmestre doit appliquer la loi». Quant à sa politique linguistique du logement qui, assure-t-il, n'a écarté à ce jour aucun candidat ne parlant pas le flamand, il ne s'agit nullement d'une «politique d'exclusion, mais d'intégration». Les locataires doivent pouvoir comprendre les bailleurs et l'administration.
Ministre des Relations extérieures de la Flandre, Geert Bourgeois appuie les propos de son collègue, car lui aussi veut «beaucoup plus d'autonomie pour les régions». Il explique que la Belgique est constituée de «deux opinions et deux cultures publiques différentes». Il parle de «confédéralisme». Mais on comprend soudain qu'il pense «indépendance» quand, pour dédramatiser, il note, benoîtement : «La Tchéquie et la Slovaquie, c'est fini.»
Le député Gérard Deprez le dit sans ambages : «Leterme n'a ni l'autorité, ni la créativité pour entraîner une équipe.» De surcroît, ajoute le président de la commission des libertés civiles au Parlement européen, entre les responsables wallons et flamands, «la confiance est au niveau zéro. Personne ne se découvre. Personne n'est décidé à passer un deal». Dans ces conditions, comment la commission d'élus que le premier ministre entend former pourrait-elle en quelques semaines sortir l'État fédéral belge de l'étau linguistique qui, depuis des décennies, le broie inexorablement ?
Le conflit communautaire ne date pas d'hier. Les Flamands, dont le ressentiment envers les francophones remonte à la création de la Belgique en 1830, ont de haute lutte imposé l'égalité entre les deux langues. Ce combat a abouti à la fixation d'une frontière linguistique en 1962. Une décennie plus tard, des communautés culturelles sont instituées et figent un peu plus le face-à-face entre le nord du plat pays, néerlandophone, et le sud, francophone. Tous les partis se scindent socialistes, libéraux, sociaux-chrétiens entre représentants des deux groupes linguistiques. Puis, dans les années 1980, la régionalisation une demande des élus wallons soucieux de combattre la crise de la sidérurgie qui frappe le sud finit de diviser la Belgique.
Chaque réforme institutionnelle s'est traduite par de nouveaux transferts de compétences. Et, une des curiosités belges étant l'absence de toute «hiérarchie des normes», chaque échelon est désormais pleinement responsable dans son domaine, contrairement aux autres fédérations où régions, Länder et États vivent sous la tutelle de l'exécutif fédéral. Le but de la région flamande, plus peuplée, plus riche et plus dynamique que sa voisine wallonne, est d'obtenir de nouveaux pouvoirs économiques et sociaux. Elle vise aussi la fin du régime dérogatoire permettant à des communes francophones de la banlieue bruxelloise d'être rattachées à la capitale, qui est située en région Flandre, et où le français et le néerlandais sont acceptés comme langue officielle.
«Le bon sens démocratique»
En principe, un échec d'Yves Leterme sur ce dossier devrait le contraindre à la démission. Mais à la mi-juillet, et après les difficultés qu'il a eues à former son gouvernement neuf mois de gestation ! , les partis belges lui accorderont peut-être un sursis. Il sera bien assez tôt pour convoquer des élections législatives anticipées en septembre. À moins de laisser traîner les choses, jusqu'en 2009, année du grand rendez-vous électoral, celui des scrutins régional et européen.
Las ! Ces élections ne devraient pas plus charrier de solutions. Comment Yves Leterme, qui a indexé sa carrière politique sur des revendications flamandes toujours plus affirmées, pourrait-il engager une négociation sérieuse avec les francophones en une période électorale par définition peu propice aux compromis ? D'autant que chaque élu belge, quel que soit son mandat, est désigné par sa communauté linguistique. Les médias, francophones ou néerlandophones, soulignent les clivages. La défense des «siens» et la surenchère deviennent ainsi les meilleurs programmes électoraux.
Selon le scénario le plus plausible, l'État fédéral finira par perdre encore de ses prérogatives et «la Belgique deviendra de plus en plus une coquille vide», note le politologue Jean Faniel. D'un côté, l'Union européenne, sa monnaie et ses normes. De l'autre, les assemblées régionales flamande, wallonne et bruxelloise, au sein desquelles se concentrera le pouvoir politique.
Plus qu'aucun autre pays, la Belgique se sera dissoute dans cette Europe à laquelle elle a offert une capitale. Longtemps, elle lui apporta aussi un supplément d'âme fédérale. Elle fut montrée en exemple aux Espagnols, aux Tchécoslovaques, aux différentes nationalités de l'ancienne Yougoslavie : si Wallons et Flamands peuvent vivre ensemble, des communautés, de cultures et de langues différentes, peuvent demeurer au sein du même pays ; au pire, elles viendront cohabiter dans la vaste maison européenne. Longtemps, le discours a porté. Et puis le rêve s'est brisé. L'Europe fédérale est mal en point, la Belgique aussi. C'est un double traumatisme pour ce pays qui ne peut plus se raccrocher, ne serait-ce que symboliquement, à un modèle national.
Comble du ridicule, sinon du déshonneur, la Belgique, au vrai surtout la Flandre, est aujourd'hui vilipendée par l'Europe. Conduite par deux élus locaux, un Français et un Serbe, la récente visite d'enquêteurs du Conseil de l'Europe, inquiets des décisions des autorités flamandes à l'endroit de maires francophones de la périphérie de Bruxelles, a suscité plusieurs réactions acrimonieuses. Celle du ministre bruxellois Guy Vanhegel. «J'ai dit au Serbe : “Ne vous en faites pas ! En Belgique, on crie beaucoup, on s'excite, mais on n'est toujours pas prêts de voir une guerre civile !”»
C'est évident : la Belgique n'est pas la Yougoslavie. La concorde chez les «vraies gens» a même permis d'atténuer la violence des propos de certains politiques. Cela étant, le Serbe en question n'a guère goûté l'humour belge. «Nous qui avons connu beaucoup de missions étrangères, nous croyions que ce genre de malentendus communautaires n'existait que chez nous», a persiflé Dobrica Milovanovic.
D'autres réflexions, émanant de cercles flamands, ont visé l'élu français, par avance suspecté par les néerlandophones de partialité. C'est ainsi en Belgique : chacun est jugé en fonction de son appartenance linguistique. Le breton Michel Guégan, édile de La Chapelle-Caro, s'en est pourtant tenu à d'insignifiantes réflexions. Le «bon sens démocratique », a-t-il indiqué, veut que citoyens et élus «parlent la même langue». De nombreux francophones ont exulté. À commencer par ceux vivant à Linkebeek, Krainem et Wezembeek-Oppem. Dans ces trois communes de la banlieue bruxelloise, les maires continuent de s'exprimer en français, ce que leur reproche le ministre de l'Intérieur de la région flamande qui, au nom d'une lecture rigide de la loi linguistique, se refuse à valider leur élection acquise en 2006.
En avril dernier, la Cour de justice européenne avait précédemment jugé «contraire au droit communautaire» le système d'assurance-santé réservé aux seuls habitants de la région néerlandophone et dont sont exclus les Wallons, même ceux travaillant en Flandre. La Commission européenne a promis de demander des explications à cette même région, qui a mis en place une politique d'apprentissage du néerlandais, fortement incitative, puisqu'elle risque un jour de concourir au choix des bénéficiaires de logements sociaux.
«Appliquer la loi»
Ministre de l'Intérieur et du Logement de la Flandre, Marino Keulen a fini par se sentir visé. Dans un effort de relations publiques, qui le conduit à échanger quelques mots en français avec son visiteur, M. Keulen n'en martèle pas moins ses certitudes : «la loi interdit» en Flandre à un maire d'adresser des convocations électorales en français et de s'exprimer en français en conseil municipal ; et «un bourgmestre doit appliquer la loi». Quant à sa politique linguistique du logement qui, assure-t-il, n'a écarté à ce jour aucun candidat ne parlant pas le flamand, il ne s'agit nullement d'une «politique d'exclusion, mais d'intégration». Les locataires doivent pouvoir comprendre les bailleurs et l'administration.
Ministre des Relations extérieures de la Flandre, Geert Bourgeois appuie les propos de son collègue, car lui aussi veut «beaucoup plus d'autonomie pour les régions». Il explique que la Belgique est constituée de «deux opinions et deux cultures publiques différentes». Il parle de «confédéralisme». Mais on comprend soudain qu'il pense «indépendance» quand, pour dédramatiser, il note, benoîtement : «La Tchéquie et la Slovaquie, c'est fini.»
"Violeur aux chaussettes" :
Une peine de 30 ans de réclusion criminelle assortie d'une période de sûreté de 20 ans a été requise aujourd'hui contre Lassana Coulibaly, accusé d'avoir violé neuf jeunes femmes, devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme à Riom.Surnommé le "violeur aux chaussettes" car il utilisait des chaussettes pour bâillonner ses victimes, Lassana Coulibaly, 27 ans, est accusé de viols avec actes de torture et de barbarie. Le verdict est attendu ce soir.
Source : AFP
Source : AFP
jeudi 22 mai 2008
Lutte contre l'immigration à l'échelle européenne
L'Union européenne, dans son ensemble, s'apprête à renforcer sa lutte contre l'immigration clandestine. Mercredi 21 mai, les ambassadeurs des vingt-sept Etats membres étaient réunis pour tenter de trouver un accord sur le projet de directive visant à harmoniser les normes d'expulsion des migrants illégaux.
Cette "directive retour" doit en principe être soumise le 4 juin au Parlement européen et le 5 juin au conseil des ministres, pour une adoption en première lecture. En l'état actuel, ce projet, qui fait encore l'objet d'intenses débats, autorise une durée de rétention jusqu'à 18 mois et instaure une interdiction de revenir en Europe pendant cinq ans.
Au cours de la présidence française de l'Union, au second semestre 2008, le président Nicolas Sarkozy entend aussi parvenir à la signature d'un "pacte européen sur l'immigration" qui engagerait notamment les Etats membres à "renoncer aux régularisations massives et collectives" [C'est une bonne idée mais il faut montrer l'exemple, coco, là c'est raté] et à renforcer le contrôle des frontières de l'UE. D'un pays à l'autre, les politiques migratoires restent cependant encore très variables, et évolutives, au regard de la culture et de la conjoncture.
La France a depuis 2003 érigé en priorité la lutte contre l'immigration clandestine. Depuis lors, le gouvernement se fixe chaque année un objectif chiffré d'expulsions. Passé d'un peu moins de 10 000 en 2002 à 25 000 en 2007, celui-ci est chaque année revu à la hausse, bien que se révélant de plus en plus difficile à atteindre. Aussi la France a-t-elle adopté, entre 2003 et 2007, trois nouvelles lois visant à renforcer les outils de lutte contre l'immigration clandestine (évaluée entre 200 000 et 400 000 personnes) et à substituer une "immigration choisie" (professionnelle qualifiée) à "l'immigration subie" (familiale et illégale). Opposée à toute régularisation massive, la France a régularisé en 2006, sous la pression de la société civile, [erratum : sous la pression d'association extremiste] 6927 parents d'enfants scolarisés.
Au Royaume-Uni, le gouvernement travailliste, un temps accusé de laxisme, met désormais l'accent sur la répression. Les autorités disent "éloigner" un clandestin toutes les huit minutes (plus de 63 000 en 2007). Le ministre de l'immigration, Liam Byrne, a récemment lancé un plan visant à accélérer le rythme des reconduites à la frontière. Le programme prévoit l'accroissement de 60 % du nombre de places en centres de rétention ainsi que le renforcement des contrôles aux frontières nationales (le Royaume-Uni ne fait pas partie de l'espace Schengen). Londres compte mettre en place progressivement la carte d'identité, sujet très controversé dans le pays, et la prise d'empreintes digitales pour les demandeurs de visa. Un nouveau système d'"immigration à points", visant une immigration "choisie", est en cours d'application.
En Allemagne, l'immigration clandestine constitue un délit passible d'une amende ou d'une peine d'emprisonnement jusqu'à un an. Pour lutter contre l'immigration illégale (évaluée entre 100 000 et un million de personnes), la police allemande a multiplié ces dernières années les contrôles à l'intérieur du pays. Toutefois, depuis 2007, une législation permet de régulariser certains immigrés en situation irrégulière. Il s'agit d'étrangers dits "tolérés" dont la procédure d'expulsion a été suspendue pour diverses raisons. 14 750 "tolérés" sur les 154 780 existants ont déjà été régularisés.
En Espagne, le temps des régularisations massives est révolu. La conjoncture économique a convaincu le gouvernement Zapatero d'adopter des mesures répressives à l'encontre de l'immigration clandestine (évaluée entre 300 000 et 800 000 personnes). Si les étrangers d'Europe, d'Amérique latine et du Maroc continuent d'être nombreux à venir chercher du travail, les autorités luttent surtout contre l'arrivée des sans-papiers d'Afrique subsaharienne. En 2007, les rapatriements se sont élevés à 55 938 – 6 % de plus qu'en 2006 et l'arrivée des sans-papiers par mer s'est réduite de 54 %.
Cette "directive retour" doit en principe être soumise le 4 juin au Parlement européen et le 5 juin au conseil des ministres, pour une adoption en première lecture. En l'état actuel, ce projet, qui fait encore l'objet d'intenses débats, autorise une durée de rétention jusqu'à 18 mois et instaure une interdiction de revenir en Europe pendant cinq ans.
Au cours de la présidence française de l'Union, au second semestre 2008, le président Nicolas Sarkozy entend aussi parvenir à la signature d'un "pacte européen sur l'immigration" qui engagerait notamment les Etats membres à "renoncer aux régularisations massives et collectives" [C'est une bonne idée mais il faut montrer l'exemple, coco, là c'est raté] et à renforcer le contrôle des frontières de l'UE. D'un pays à l'autre, les politiques migratoires restent cependant encore très variables, et évolutives, au regard de la culture et de la conjoncture.
La France a depuis 2003 érigé en priorité la lutte contre l'immigration clandestine. Depuis lors, le gouvernement se fixe chaque année un objectif chiffré d'expulsions. Passé d'un peu moins de 10 000 en 2002 à 25 000 en 2007, celui-ci est chaque année revu à la hausse, bien que se révélant de plus en plus difficile à atteindre. Aussi la France a-t-elle adopté, entre 2003 et 2007, trois nouvelles lois visant à renforcer les outils de lutte contre l'immigration clandestine (évaluée entre 200 000 et 400 000 personnes) et à substituer une "immigration choisie" (professionnelle qualifiée) à "l'immigration subie" (familiale et illégale). Opposée à toute régularisation massive, la France a régularisé en 2006, sous la pression de la société civile, [erratum : sous la pression d'association extremiste] 6927 parents d'enfants scolarisés.
Au Royaume-Uni, le gouvernement travailliste, un temps accusé de laxisme, met désormais l'accent sur la répression. Les autorités disent "éloigner" un clandestin toutes les huit minutes (plus de 63 000 en 2007). Le ministre de l'immigration, Liam Byrne, a récemment lancé un plan visant à accélérer le rythme des reconduites à la frontière. Le programme prévoit l'accroissement de 60 % du nombre de places en centres de rétention ainsi que le renforcement des contrôles aux frontières nationales (le Royaume-Uni ne fait pas partie de l'espace Schengen). Londres compte mettre en place progressivement la carte d'identité, sujet très controversé dans le pays, et la prise d'empreintes digitales pour les demandeurs de visa. Un nouveau système d'"immigration à points", visant une immigration "choisie", est en cours d'application.
En Allemagne, l'immigration clandestine constitue un délit passible d'une amende ou d'une peine d'emprisonnement jusqu'à un an. Pour lutter contre l'immigration illégale (évaluée entre 100 000 et un million de personnes), la police allemande a multiplié ces dernières années les contrôles à l'intérieur du pays. Toutefois, depuis 2007, une législation permet de régulariser certains immigrés en situation irrégulière. Il s'agit d'étrangers dits "tolérés" dont la procédure d'expulsion a été suspendue pour diverses raisons. 14 750 "tolérés" sur les 154 780 existants ont déjà été régularisés.
En Espagne, le temps des régularisations massives est révolu. La conjoncture économique a convaincu le gouvernement Zapatero d'adopter des mesures répressives à l'encontre de l'immigration clandestine (évaluée entre 300 000 et 800 000 personnes). Si les étrangers d'Europe, d'Amérique latine et du Maroc continuent d'être nombreux à venir chercher du travail, les autorités luttent surtout contre l'arrivée des sans-papiers d'Afrique subsaharienne. En 2007, les rapatriements se sont élevés à 55 938 – 6 % de plus qu'en 2006 et l'arrivée des sans-papiers par mer s'est réduite de 54 %.
mercredi 21 mai 2008
chronique orinaire
Du café des sports, planté dans la cité des Aviateurs à Orly (Val-de-Marne), il ne reste guère qu'une carcasse chancelante et noircie par les flammes. Devant le parking désert où un vigile fait les cent pas, quelques gerbes de fleurs déjà flétries accompagnent une banderole blanche frappée de ce slogan : «Non à la violence, plus jamais cela ! Retrouvons la paix dans nos quartiers». Le débit de boissons est devenu un mausolée.
Dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, Samir C., 20 ans, le fils du gérant, y a été retrouvé mort brûlé vif. Vers une heure, il avait téléphoné à sa mère, Sofia, qui habite dans la commune voisine de Choisy-le-Roi, pour la prévenir qu'il était séquestré par des voyous. Ces derniers s'apprêtaient à incendier le bar familial. Sa mère, affolée, était arrivée quelques minutes après. Mais il était trop tard. Voyant son fils coincé par le feu, elle a volé à son secours en se jetant dans le brasier. Grièvement brûlée et plongée dans le coma, elle luttait hier encore contre la mort à l'hôpital Percy de Clamart. Le cadavre de Samir repose quant à lui à l'Institut médico-légal de Paris en attendant d'être rapatrié vers l'Algérie, d'où il est originaire.
Peu avant que l'établissement soit soufflé par un mélange de gaz et d'essence le laboratoire central n'a retrouvé aucune trace d'explosif , des témoins ont aperçu, sans pouvoir en décrire les membres, une bande d'inconnus s'enfuir dans la nuit. Comme s'ils revenaient d'une expédition punitive. «Samir et son père, Ali, anciens cafetiers à Choisy-le-Roi, avaient repris cette affaire depuis janvier dernier et ne voulaient pas que leur local héberge une des plaques tournantes de la drogue dans le quartier», décrypte un policier.
Au même titre que certaines cités abritent des spécificités criminelles, celle des Aviateurs à Orly cultive des générations de dealers de haschich. Au pied des quelque mille logements de ce complexe en béton des années 1960, le négoce de la résine de cannabis ou d'herbe a fleuri au point de devenir une précieuse source de revenu pour les caïds.
Propriétaires menacés
«En voyant les nouveaux reprendre le bar, des jeunes ont essayé d'en profiter pour leur faire des misères et imposer leur loi», commente Patrice, chômeur depuis vingt ans aux Aviateurs. «Gentils, ils espéraient donner un nouveau punch au quartier», affirme Catherine, une voisine aide-soignante [A mon avis les prénoms Patrice et Catherine sont des modifications]. Mais les menaces étaient telles que Samir et son père avaient déposé, une semaine avant le drame, une main courante au commissariat local. «Ils n'ont fourni aucun élément d'identification, regrette un policier. Donc, cela a laissé juste une trace dans un registre…» «En représailles, les jeunes ont fait en sorte que les gérants ne parlent plus aux keufs, note Patrice. Reste à savoir s'ils voulaient tuer ou juste intimider le fils de la famille…» «Jusqu'ici, les trafiquants ne mettaient jamais leur menace à exécution, atteste le maire (ex-PCF), Gaston Viens. La violence a franchi un nouveau stade.» Pour l'édile, une vérité semble acquise : «Samir et sa mère ont été victimes d'un attentat.» L'omerta des cités pourrait se durcir.
Dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, Samir C., 20 ans, le fils du gérant, y a été retrouvé mort brûlé vif. Vers une heure, il avait téléphoné à sa mère, Sofia, qui habite dans la commune voisine de Choisy-le-Roi, pour la prévenir qu'il était séquestré par des voyous. Ces derniers s'apprêtaient à incendier le bar familial. Sa mère, affolée, était arrivée quelques minutes après. Mais il était trop tard. Voyant son fils coincé par le feu, elle a volé à son secours en se jetant dans le brasier. Grièvement brûlée et plongée dans le coma, elle luttait hier encore contre la mort à l'hôpital Percy de Clamart. Le cadavre de Samir repose quant à lui à l'Institut médico-légal de Paris en attendant d'être rapatrié vers l'Algérie, d'où il est originaire.
Peu avant que l'établissement soit soufflé par un mélange de gaz et d'essence le laboratoire central n'a retrouvé aucune trace d'explosif , des témoins ont aperçu, sans pouvoir en décrire les membres, une bande d'inconnus s'enfuir dans la nuit. Comme s'ils revenaient d'une expédition punitive. «Samir et son père, Ali, anciens cafetiers à Choisy-le-Roi, avaient repris cette affaire depuis janvier dernier et ne voulaient pas que leur local héberge une des plaques tournantes de la drogue dans le quartier», décrypte un policier.
Au même titre que certaines cités abritent des spécificités criminelles, celle des Aviateurs à Orly cultive des générations de dealers de haschich. Au pied des quelque mille logements de ce complexe en béton des années 1960, le négoce de la résine de cannabis ou d'herbe a fleuri au point de devenir une précieuse source de revenu pour les caïds.
Propriétaires menacés
«En voyant les nouveaux reprendre le bar, des jeunes ont essayé d'en profiter pour leur faire des misères et imposer leur loi», commente Patrice, chômeur depuis vingt ans aux Aviateurs. «Gentils, ils espéraient donner un nouveau punch au quartier», affirme Catherine, une voisine aide-soignante [A mon avis les prénoms Patrice et Catherine sont des modifications]. Mais les menaces étaient telles que Samir et son père avaient déposé, une semaine avant le drame, une main courante au commissariat local. «Ils n'ont fourni aucun élément d'identification, regrette un policier. Donc, cela a laissé juste une trace dans un registre…» «En représailles, les jeunes ont fait en sorte que les gérants ne parlent plus aux keufs, note Patrice. Reste à savoir s'ils voulaient tuer ou juste intimider le fils de la famille…» «Jusqu'ici, les trafiquants ne mettaient jamais leur menace à exécution, atteste le maire (ex-PCF), Gaston Viens. La violence a franchi un nouveau stade.» Pour l'édile, une vérité semble acquise : «Samir et sa mère ont été victimes d'un attentat.» L'omerta des cités pourrait se durcir.
mardi 20 mai 2008
Expulsion ! (bis)
Vingt-quatre personnes de 20 à 30 ans, parmi lesquelles des femmes, soupçonnées d'être impliquées dans un trafic de drogue ont été interpellées aujourd'hui dans le Var et les Bouches-du-Rhône, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.Deux kilos de cannabis et 7.000 euros ont été saisis au cours des perquisitions.Selon la gendarmerie, cette opération est la deuxième étape du démantèlement d'un réseau de trafic de cocaïne et de cannabis qui prospérait dans le Var et les Bouches-du-Rhône depuis plusieurs mois.En juillet 2007, les gendarmes de Saint-Cyr avaient été informés de ce trafic. Une information judiciaire avait été ouverte par le parquet de Toulon et une cellule, baptisée "Coca Var" avait été mise en place.Source : AFP
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